La présence d’un actif ne signifie pas qu’il est cliniquement actif
D’un point de vue réglementaire, le Règlement cosmétique européen (CE n°1223/2009) autorise la mention d’un ingrédient dans la liste INCI dès lors qu’il est présent dans la formule, sans obligation d’indiquer sa concentration, sauf dans des cas très spécifiques (par exemple pour certains filtres UV ou colorants).
Or, de nombreuses publications scientifiques montrent que les effets biologiques de certains actifs ne deviennent mesurables qu’au-delà de seuils de concentration précis. La niacinamide en est un bon exemple : des études cliniques ont montré des effets sur la barrière cutanée, l’inflammation et l’hyperpigmentation avec des concentrations généralement comprises entre 2 et 5 %.
Des essais cliniques utilisant une concentration de 5 % de niacinamide ont notamment démontré une amélioration significative de l’hyperpigmentation et de l’élasticité cutanée. En dessous de ces seuils, l’ingrédient peut être présent dans la formule sans induire d’effet mesurable sur les paramètres cutanés étudiés.
L’efficacité dépend fortement de la forme de l’actif
Un même actif peut exister sous différentes formes chimiques, dont l’activité biologique, la pénétration cutanée et la tolérance varient considérablement.
La vitamine C illustre parfaitement cette réalité. La forme L-ascorbique est reconnue comme biologiquement active, mais elle est aussi particulièrement instable et nécessite des conditions strictes de formulation (concentration suffisante, pH acide, protection contre l’oxydation) pour être efficace.
D’autres formes de vitamine C, comme les dérivés estérifiés ou phosphorylés, présentent une meilleure stabilité, mais leur efficacité dépend de leur capacité à être converties en acide ascorbique actif dans la peau. Cette conversion varie selon la formule et le contexte cutané.
Les revues scientifiques soulignent donc qu’afficher « vitamine C » sans préciser la forme utilisée ne permet pas d’évaluer l’impact réel du produit.

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La stabilité de l’actif est un facteur clé souvent sous-estimé
La stabilité des actifs est un élément déterminant de leur efficacité. De nombreux ingrédients, notamment les antioxydants, sont sensibles à l’oxydation, à la lumière, à l’air ou aux variations de pH.
L’acide ascorbique, par exemple, est reconnu pour sa forte instabilité en milieu aqueux. Sans système de protection adapté (formulation spécifique, packaging hermétique, absence de lumière), il peut se dégrader rapidement, perdant ainsi une grande partie de son activité biologique avant même l’application sur la peau.
Des revues en pharmaceutique et en cosmétologie confirment que l’instabilité d’un actif peut rendre sa présence purement théorique si les conditions de formulation et de conservation ne sont pas maîtrisées.
La formulation globale conditionne la pénétration et l’efficacité
L’efficacité d’un actif ne dépend pas uniquement de sa nature, mais aussi de son environnement de formulation.
La pénétration cutanée des substances topiques est fortement influencée par :
- Le type de véhicule (émulsion, gel, sérum, phase lipidique)
- Le pH de la formule
- La taille moléculaire de l’actif
- La présence ou non de systèmes de vectorisation
- L'état de la barrière cutanée
Le stratum corneum constitue la principale barrière à l’absorption cutanée. Une formulation mal adaptée peut limiter, voire empêcher, la diffusion de l’actif vers les couches cibles de la peau, même si celui-ci est présent à une concentration théoriquement efficace.
Pourquoi les concentrations sont rarement affichées en grande distribution
Indiquer la concentration d’un actif implique :
- De s’appuyer sur des données cliniques solides
- De garantir la tolérance cutanée
- D’assumer une performance mesurable
Dans la grande distribution, les formulations privilégient souvent une tolérance maximale, une large accessibilité et une viabilité économique, au détriment d’une communication basée sur la performance chiffrée. La notoriété de l’ingrédient devient alors un levier marketing plus simple que la démonstration scientifique de son efficacité.
Comment interpréter un packaging de manière plus éclairée
Les publications dermatologiques s’accordent sur un point : l’efficacité cosmétique ne se lit pas uniquement sur la face avant du produit.
Pour évaluer un soin, il est plus pertinent de considérer :
- La cohérence de la formule
- La logique d’utilisation recommandée
- La présence de données cliniques ou instrumentales
- La transparence globale de la marque sur ses choix de formulation
Des revues spécialisées rappellent que la présence d’un actif sur un packaging ne permet pas, à elle seule, de conclure à son efficacité réelle sur la peau.
Les études récentes en cosmétologie montrent clairement que mentionner un actif sur un packaging ne prouve ni sa concentration, ni sa stabilité, ni son efficacité biologique sur la peau. En skincare, la performance repose avant tout sur une formulation maîtrisée et sur des actifs utilisés dans des conditions scientifiquement validées.
Comprendre cette réalité permet au consommateur de faire des choix plus rationnels, plus respectueux de sa peau et plus cohérents sur le long terme.